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ARTE MARE

Espace Sant’Angelo

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Brèves
Françoise Nyssen ministre de la Culture
mercredi 17 mai
Le festival se réjouit de la nomination de Françoise Nyssen. Une bonne nouvelle pour la Culture...
 
Dîners étoilés
samedi 1er octobre

Les rendez-vous gastronomiques d’are Mare (19h30, 20h, 20h 30) Amuse-bouche, plat, dessert, verre de vin 30€.

Réservations au 07 87 76 56 86

 
Le nouveau site du festival
jeudi 21 juillet

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Vite ! Visitez le nouveau site du festival, plus rock and roll !

 
Les mauvais sujets
samedi 7 mai

PRIX DU LIVRE CORSE.


1768. Bastia retient son souffle. La cité marchande s’est lassée du parfum de la poudre et du bruit des canons. La guerre contrarie le commerce. Un récit mené tambour battant au rythme des aventures militaires et galantes de jeunes gens entraînés par l’accélération de l’histoire. Le deuxième roman de Michèle Corrotti et Philippe Peretti après Petite Italie. Editions Alain Piazzola. Couverture Edith Guidoni.

 
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lundi 28 septembre
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par Donald Lecomte- IRA
Christophe Bourseiller, l’homme multiple
vendredi 4 octobre 2013

Douze heures sonnent à la cathédrale Saint-Jean, en décalage inexpliqué de cinq minutes avec l’heure légale. Notre rendez-vous téléphonique a été fixé à ce moment, ce dimanche 27 octobre. Je suis un peu impressionné avant de composer le numéro. Celui qui a commencé une carrière de comédien à 4 ans, par le « couille molle » de Gaston dans La Guerre des Boutons1, s’est illustré par la suite dans d’innombrables domaines. Sa filmographie - une quarantaine de rôles dans des films et téléfilms - concurrence sa bibliographie – une quarantaine d’ouvrages consacrés à une multitude de sujets. Être écrivain et comédien ne suffisait pas. Dans le grand mouvement des radios libres, en 1981, il a créé sa station, avant de trouver une place dans les « grandes » radios et télévisions : RTL, France Musique, France3... Je me sens bien petit, n’ayant pas lu ses ouvrages et vu seulement quelques-uns de ses films, même si à travers mes recherches, je me rends compte que j’ai déjà « inconsciemment » feuilleté quelques-uns de ses ouvrages dans quelque bibliothèque ou librairie. Enfin il a enseigné les extrémismes politiques de 2003 à 2012 à l’Institut d’Etudes politiques de Paris2.

Animateur de radio, écrivain, scénariste, il assume ce personnage multiple, « l’homme du et inclusif », tel qu’il se définit. « Je suis à la fois écrivain et acteur, les autres activités ne sont que des déclinaisons de ces activités principales », explique-t-il. Dans Electromania, qu’il anime sur France Musique le mardi soir après minuit, il parle de groupes créateurs expérimentaux et inconnus. Osant une comparaison avec Jean Cocteau, il estime qu’il serait dommage, avec les possibilités qu’offre aujourd’hui la technologie, de se cantonner à un seul domaine. C’est un écrivain des minoritaires et non des extrêmes, corrige-t-il. Ce qui l’intéresse, ce sont « les marginaux, les artistes d’avant-garde, ceux qu’on classe dans les marges de l’échiquier politique3 ». Comment expliquer cette attirance ? Ses origines juives peut-être (son vrai nom est Gintzburger), avance-t-il, en s’appuyant sur les concept de Provenance et Devenir, développés par Heidegger4. L’étudiant en philosophie, qui aimait les seins de Daniel Delorme (Marthe), surtout le gauche, dans Un Eléphant, ça trompe énormément5, revient au galop à travers quelques citations savantes. Où se classe-t-il lui même ? « Je ne suis pas un extrémiste, car plus on étudie l’extrémisme, plus on en connaît les rouages », confie-t-il. Il garde un tendre souvenir de la franc-maçonnerie, où il n’exclut pas de revenir et se caractérise comme libertaire, faisant sienne la phrase de Bakounine : « La liberté des autres étend la mienne à l’infini »6. Il est surtout « tout en nuance », citant Nietzsche, qui s’exclamait : « Malheur à moi, je suis une nuance ! »7.

Avant d’achever l’entretien, pour accompagner sa fille voir Gravity, l’actuel succès holywoodien, il évoque « le bonheur absolu » de l’émission Ce soir où jamais, à laquelle il a collaboré de 2004 à 2012 (dates correctes ?). « C’était un travail très fatigant car il y avait huit invités au quotidien mais très stimulant », raconte-t-il, ajoutant que « Frédéric Taddéï est un esprit libre, très anticonformiste et d’une grande droiture ». Quelques débats ont fait date, comme celui organisé entre les deux dialecticiens Tariq Ramadan, « unique représentant d’envergure de l’islamisme radical en Europe » et Caroline Fourest, célèbre journaliste très laïque8.

Christophe Bourseiller va retrouver la Haute-Corse, qu’il connaît mieux que la Corse du Sud – enfin quelque chose qu’il ne connaît pas bien ! - pour tester les divans marins de Bastia (voir le Trois questions à Christophe Bourseiller). La tête pleine de projets (il envisageait une suite de Profs, mais ce ne sera pas possible, Fabrice Lucchini ne le souhaitant pas), cet adulte multiple a gardé son âme d’enfant...

 

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