
ARTE MARE
Espace Sant’Angelo
Maison des associations
Bureau 202
Rue Sant’ Angelo
20200 Bastia
Tél : 04 95 58 85 50
Port : 06 76 72 13 73
Mail : arte.mare@wanadoo.fr
L’adresse du site a changé également :
celui d’Histoire(s) en Mai que vous pouvez retrouver à l’adresse suivante :
Oui. Un deuxième blog pour abriter le Prix Ulysse et suivre le travail du jury.
et un autre pour discuter du prochain festival :
Collectivité Territoriale de Corse
Conseil Général de la Haute Corse
Agence du Tourisme de la Corse
Outil Culturel et Technique de la CTC
Office du Tourisme de Bastia et de son agglomération
Caisse des Dépôts et Consignations
Best Western Corsica Hôtel Bastia
Brasserie Pietra - Corsica Cola
Conserverie de Casatorra
Sica de la Casinca
Sica Sedarc Bellu Sole, Pruneaux de Corse
Boulangerie-Pâtisserie A Finetta (Biguglia)
Voir Festival nos partenaires
Interprètes : Rodney el-Haddad, Nadine Labaki, Nada Abou Farhat, Omar Rajeh, Liliane Nemri, Bishara Atallah, Mounir Malaeb, Mahmoud Mabsout, Rana Alamudin Karam
Fiche technique : réalisation : Philippe Aractingi scénario : Philippe Aractingi chorégraphie : Alissar Caracalla image : Garry Turnbull son : Myriam Chayeb montage : Dana Kahil Trometer, Dina Charara musique : Ali el-Khatib, Martin Russell, Simon Emmerson production : Fantascope Production
Synopsis : De retour à Beyrouth après 15 ans d’exil en France, Kamal veut reconstituer la troupe de danse qu’il avait formé avec ses amis d’enfance. Mélangeant danse traditionnelle libanaise, Dabk et musique électronique, la troupe invente un nouveau style chorégraphique et se voit refuser de participer au Festival d’Anjar. La troupe décide alors de partir à bord de leur vieil autobus d’école et de sillonner les villages libanais pour présenter sa nouvelle création au public. Ce voyage devient un voyage intérieur pour chacun, un parcours qui les mène à faire le deuil du passé et qui leur permet de se retrouver.
Site : http://www.bostathemovie.com/
REALISATEURNé en 1964 à Beyrouth, Philippe Aractingi débute à la télévision libanaise en 1985, sur la chaîne LBC TV. Il y réalise alors ses premiers reportages et documentaires sur la guerre du Liban, dont certains seront diffusés sur Antenne 2, Canal plus et Radio Canada. Fuyant la guerre, il émigre en France où il collabore au magazine télévisé Envoyé Spécial et réalise des téléfilms. Il est aussi l’auteur du Rêve de l’enfant acrobate en 1997. Bosta (L’Autobus) est son premier long métrage de fiction
La critique d’Arte Mare
Bosta, c’est l’autobus relooké qui conduit la troupe du collège Utopia à travers les routes du Liban. Parcours initiatique de ces sept amis sillonnant un pays qui est le leur et dans lequel ils tentent de se reconnaître, et d’y mener une nouvelle vie, une vie d’après la guerre. Bosta, c’est donc aussi, et avant tout, un voyage dans le temps. Celui d’une histoire, révolue et douloureuse, de destins séparés qui se rencontrent une nouvelle fois, liés par une foi et un rêve communs. Mais aussi le temps d’un nouveau souffle plein d’espoir ; un pas de danse sur la cadence effrénée de la modernité. Le message transmis est pourtant loin d’être l’apologie d’une société en rupture avec son passé. Ce n’est pas dans l’oubli que Bosta plonge ses passagers, au contraire ; plutôt dans l’acceptation d’une histoire : celle du Liban, celle de Kamal, d’Alia et de tous les autres ainsi que le respect d’une tradition à laquelle ils appartiennent. Comme il est dit à la fin du film : "la fin, c’est le commencement ". L’ensemble du film nous montre justement le fil qui relie l’une à l’autre, cette renaissance. Ce fil, c’est peut être l’amour qui persiste malgré l’incompréhension d’une génération à l’autre ; ou bien, les vestiges d’un lieu resté intact dans la mémoire d’un homme ; peut-être également celui de l’utopie d’un ancien amour ravivé. Enfin, le fil, c’est la danse et la musique de Kamal, le personnage principal, qui réunit sur scène modernité et tradition en un tour de passe-passe, un coup de folie. A l’image de ce vieil autobus, récupéré et repeint de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel, le film nous présente l’image d’un Liban en mouvement, profondément ancré dans la vie, définitivement concerné par les problèmes, les désirs, les avancées du monde moderne. Un Liban qui renaît par delà les cendres de la guerre.
A.P.