Brèves
Françoise Nyssen ministre de la Culture
mercredi 17 mai
Le festival se réjouit de la nomination de Françoise Nyssen. Une bonne nouvelle pour la Culture...
 
Le nouveau site du festival
mardi 21 mars

http://www.arte-mare.corsica

Vite ! Visitez le nouveau site du festival, plus rock and roll !

 
Dîners étoilés
samedi 1er octobre

Les rendez-vous gastronomiques d’are Mare (19h30, 20h, 20h 30) Amuse-bouche, plat, dessert, verre de vin 30€.

Réservations au 07 87 76 56 86

 
Les mauvais sujets
samedi 7 mai

PRIX DU LIVRE CORSE.


1768. Bastia retient son souffle. La cité marchande s’est lassée du parfum de la poudre et du bruit des canons. La guerre contrarie le commerce. Un récit mené tambour battant au rythme des aventures militaires et galantes de jeunes gens entraînés par l’accélération de l’histoire. Le deuxième roman de Michèle Corrotti et Philippe Peretti après Petite Italie. Editions Alain Piazzola. Couverture Edith Guidoni.

 
Twitter
lundi 28 septembre
L’actualité du Festival Arte Mare c’est aussi via notre compte Twitter @ArteMare
 
2001, L’ODYSSEE DE L’ESPACE DE STANLEY KUBRICK (1968)
Présentation Françoise Varesi
jeudi 23 juin 2016

Dans le désert africain, une tribu de singes, subit les assauts répétés d’une bande rivale qui lui dispute un point d’eau. La découverte d’un étrange monolithe noir inspire au chef des primates assiégés un geste inédit et décisif. Brandissant un os, Moonwatcher (Daniel Richer) passe à l’attaque et massacre ses adversaires avant de lancer victorieusement son arme en l’air. Quatre millions d’années plus tard, un vaisseau spatial évolue en orbite. A son bord, le docteur Floyd (Williams Sylvester) enquête sur la découverte d’un monolithe noir qui émet des étranges signaux vers Jupiter Dix-huit mois plus tard, David Bowman (Keir Dulléa) et Franck Pool (Gary Lockwood) font route vers Jupiter à bord de Discovery, sous l’œil attentif du superordinateur Hal 9000……

C’est à la lecture de la Sentinelle d’Arthur Clarke que Kubrick frappé par une image, a eu l’envie d’écrire un scénario avec le romancier.

Un an avant que l’homme est marché sur la lune, Kubrick réalise 2001, L’odyssée de l’espace. Il aborde à travers ce film hors du commun, et sans les résoudre la question de la place de l’homme dans l’univers et de sa destinée, ainsi que celle de l’homme face à la machine. En présence d’Hal, machine qui se détraque sous l’assaut incontrôlé de ses sentiments devenus humains, le vernis de la civilisation craque….et c’est en redevenant sauvage que Bowman triomphe de la machine.

Pour Michel Ciment, spécialiste du cinéaste : »L’homme dépasse le stade animal par le moyen de la technologie, il atteint le stade de surhomme en se délivrant de cette même technologie » (Kubrick, Calman Levy).

Génie de l’image et plasticien hors pair, Stanley Kubrick livre un film d’une beauté assourdissante, poème futuriste devenu mythique, 2001 est un lent ballet d’astronefs au son du Beau Danube bleu se substituant à la musique pseudo-électronique de la SF des années 50.

2001 est une grande interrogation métaphysique, Kubrick a d’ailleurs toujours laissé le champ libre aux interprétations et aux extrapolations les plus diverses. Dans les Inrockuptibles du 7 mars 2001 Serge Kaganski écrit :

« Loin d’être une vulgaire démonstration d’effets spectaculaires ou un banal space-opera opposant bons et méchants, 2001 confronte l’espèce humaine à sa relativité, sa solitude et sa fragilité dans l’immensité des espaces infinis. Tant qu’on n’a pas répondu au triple qui est-nous ?d’où venons-nous ?où allons-nous ?, 2001, film question sans réponse ne sera pas démodé. Autant dire que c’est pas demain la veille »

Inutile de s’étendre sur l’éblouissante mise de scène que nous laisse Kubrick, regorgeant d’idées stupéfiantes, et rappelons seulement que la plus belle ellipse de l’histoire du cinéma est cette transformation d’un ossement préhistorique en vaisseau intersidéral.

Désormais il y a un avant et un après 2001 !

 

Répondre à cet article