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samedi 1er octobre

Les rendez-vous gastronomiques d’are Mare (19h30, 20h, 20h 30) Amuse-bouche, plat, dessert, verre de vin 30€.

Réservations au 07 87 76 56 86

 
Les mauvais sujets
samedi 7 mai

PRIX DU LIVRE CORSE.


1768. Bastia retient son souffle. La cité marchande s’est lassée du parfum de la poudre et du bruit des canons. La guerre contrarie le commerce. Un récit mené tambour battant au rythme des aventures militaires et galantes de jeunes gens entraînés par l’accélération de l’histoire. Le deuxième roman de Michèle Corrotti et Philippe Peretti après Petite Italie. Editions Alain Piazzola. Couverture Edith Guidoni.

 
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La rencontre des bloggeurs de littérature corse
compte-rendu de François Renucci
vendredi 23 mai 2014

Compte rendu de la discussion autour de l’Internet littéraire corse, samedi 17 mai 2014, 10 h - 12 h, à la Bibliothèque municipale de Bastia, dans le cadre de la manifestation « Histoire(s) en mai » organisée par l’association Arte Mare.

Ce moment est à diviser en trois temps :

1. J’ai (FXR) pris la parole pour faire un rapide et non exhaustif panorama de l’internet littéraire corse du moment. Deux constats : durant l’année écoulée, plusieurs blogs et sites ont plus ou moins cessé d’être alimentés ou alors sont actifs mais ne donnent plus qu’occasionnellement lieu à des discussions sur la littérature corse (Blog’in giru, Invistita, Isularama, Terres de femmes, Pour une littérature corse, etc…) ; trois sites aujourd’hui offrent régulièrement l’occasion de lire ou entendre des propos sur des ouvrages de littérature corse : Musanostra, Interromania et Praxis Negra. Seul le dernier engage explicitement à prendre la parole pour débattre (un seul débat pour l’instant, nourri et argumenté, concernant « l’avenir de la littérature d’expression corse » : http://praxiscumitatu.forumactif.org/t177-la-litterature-d-expression-corse-a-t-elle-un-avenir). Hypothèse : après la floraison de blogs et sites dans les années 2000, il y a un recentrage sur un plus petit nombre de sites et un phénomène d’institutionnalisation (notamment via la CTC, l’Accademia di i Vagabondi et le Cunsigliu di a Lingua).

Je note que nous manquons toujours de deux outils fondamentaux : une véritable revue littéraire qui permettrait le recensement exhaustif de la production littéraire corse et son analyse critique ; une « Histoire de la littérature corse » prenant en compte toutes les époques et toutes les expressions linguistiques (le seul ouvrage ouvrant la voie étant le « Ecrire en corse » de Jacques Fusina, consacré à la littérature d’expression corse).

2. Je donne la parole aux deux invités, Marie-Jean Vinciguerra et Jean-Guy Talamoni, que tout le monde connaît, fins lecteurs du « Vir Nemoris » de Nobili-Savelli, épopée en latin inachevée, écrite en 1771, éditée intégralement et traduite en français pour la première fois par François-Michel Durazzo aux éditions Albiana en 2008. Les propos des invités insistent sur l’originalité de cette épopée, le choix du latin comme langue d’expression, les liens entre ce texte et les épopées d’ Homère, de Virgile, de Lucain, mais aussi avec la « Divine Comédie » de Dante. Un rapprochement éclairant est fait avec la « Giustificazione di a rivoluzione di Corsica » (1758) de Salvini. On insiste aussi sur le fait que cette épopée est une œuvre de combat, et non de glorification d’un pouvoir installé et stable, ainsi que sur le fait qu’il s’agit d’une œuvre littéraire et pas uniquement d’un texte politique. L’éloge d’une société corse délivrée de la propriété individuelle, notamment, signe le caractère imaginaire du texte. L’histoire de l’écriture et des éditions et traductions successives du texte est absolument extraordinaire et bouleversante. Le premier chant commence sous la « lumière ondoyante » (« crispato lumine ») de la lune, et le deuxième chant se termine sur une aurore resplendissante. Si vous ne connaissez pas encore le « Vir Nemoris », commandez-le de toute urgence à votre libraire, c’est un texte unique et magnifique.

3. La discussion s’engage entre les différentes personnes présentes ce jour-là. J’en ai compté une grosse quinzaine. Ce qui était suffisant pour la très agréable mezzanine de la bibliothèque municipale, où nous avons été très gentiment et agréablement accueillis. Huit personnes au moins ont pris la parole, nous n’avons pas dérivés vers d’autres sujets (comme la situation de la langue corse et l’éternel débat concernant une définition de la littérature corse), tout le monde s’est écouté. J’insiste sur ces aspects-là, car souvent ce n’est pas le cas. Un grand merci à tous donc. Je renonce à retranscrire ici l’intégralité des propos échangés (certains ont pris des notes et pourront, s’ils le désirent, compléter ou corriger ce que j’écris ici). Madame Vittori a présenté son blog sur Médiapart (http://blogs.mediapart.fr/blog/liliane-vittori-0) et insisté sur le fait de faire connaître à l’extérieur de l’île la richesse de sa création littéraire et de ses réflexions politiques. Madame Acquaviva-Pache a présenté son nouveau site personnel (http://michele-acquaviva-pache.eklablog.net/) et émis des doutes sur la qualité des pièces de théâtre comiques d’aujourd’hui en Corse.

Monsieur Paoli (http://francoispaoli.e-monsite.com/pages/a-cispra-antologia-annuale-marzu-1914.html) insisté sur le fait que la CTC devrait se donner les moyens officiels de récupérer au moins numériquement l’ensemble des archives qui concernent la Corse, notamment au Ministère de la défense à Vincennes (comme l’a fait le Val d’Aoste). Jean-Guy Talamoni a indiqué que la CTC avait bien un projet, assez avance, d’Anthologie (papier et numérique) de littérature corse (qui permettrait de proposer par exemple le « Vir Nemoris » en accès libre) ainsi qu’une Bibliothèque de Corse à Corte, avec fonds papier et version numérique là aussi, qui travaillerait de concert avec les autres bibliothèques de Corse. Un intervenant a bien voulu lire une citation d’un poème corse, de langue française, pour demander si quelqu’un connaissait son auteur… tout le monde sécha. Je tape dans Google les premiers mots et identifie donc la chose : c’est une citation d’une comédie en vers de Musset, « A quoi rêvent les jeunes filles » : « La vie est un sommeil, l’amour en est le rêve, / et vous aurez vécu, si vous avez aimé »… Voici donc une autre histoire d’attribution floue (après celle, toujours pas définitivement expliquée) de « L’ode à la Corse » de Saint-Exupéry…

Je le répète, ce compte-rendu est partiel et recevra avec grand plaisir tous vos compléments et toutes vos corrections. (Je suis épuisé, depuis un an que je n’en fait plus, écrire un compte rendu m’a paru insurmontable ! Mais enfin, c’est pour la bonne cause !).

 

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