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ARTE MARE

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Brèves
Françoise Nyssen ministre de la Culture
mercredi 17 mai
Le festival se réjouit de la nomination de Françoise Nyssen. Une bonne nouvelle pour la Culture...
 
Dîners étoilés
samedi 1er octobre

Les rendez-vous gastronomiques d’are Mare (19h30, 20h, 20h 30) Amuse-bouche, plat, dessert, verre de vin 30€.

Réservations au 07 87 76 56 86

 
Le nouveau site du festival
jeudi 21 juillet

http://www.arte-mare.corsica

Vite ! Visitez le nouveau site du festival, plus rock and roll !

 
Les mauvais sujets
samedi 7 mai

PRIX DU LIVRE CORSE.


1768. Bastia retient son souffle. La cité marchande s’est lassée du parfum de la poudre et du bruit des canons. La guerre contrarie le commerce. Un récit mené tambour battant au rythme des aventures militaires et galantes de jeunes gens entraînés par l’accélération de l’histoire. Le deuxième roman de Michèle Corrotti et Philippe Peretti après Petite Italie. Editions Alain Piazzola. Couverture Edith Guidoni.

 
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lundi 28 septembre
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Le jardin des sept crépuscules
Miquel de Palol
mercredi 8 janvier 2014

Auteur d’une œuvre riche, Miquel de Palol (Barcelone 1953), architecte, poète et romancier, fait preuve dans ses récits d’un fabuleux génie architectonique, évoquant la folie narrative du Décaméron ou des Contes de Canterbury. Immense chef-d’œuvre de la littérature contemporaine, distingué par les prix les plus prestigieux, publié dans toute l’Europe, le Jardin des Sept Crépuscules vient d’être traduït en français par François-Michel Durazzo chez Zulma. L’auteur et son traducteur sont les invités d’Histoire(s) en Mai.

Une guerre nucléaire a eu lieu. Le narrateur, jeune membre de la classe dirigeante, s’enfuit de Barcelone, tombée comme le reste du monde dans l’anarchie, pour gagner une forteresse cachée dans le repli de hautes montagnes. C’est dans le luxe insensé de cette demeure qu’il va trouver refuge avec une poignée d’élus.

Cette petite société se livrera, lors de trois journées mémorables qui sont autant de fractions de ce roman-gigogne, au plaisir délectable et retors de raconter et d’écouter des histoires, chacun sous un angle qui lui est propre. À partir de l’histoire du banquier Mir et de son héritière improbable, une intrigue se tresse jusqu’à des seuils vertigineux d’imaginaire, vers un dénouement sans cesse escamoté, chaque histoire nous rapprochant du noyau d’un mystère en fusion.

Croisements Barcelone-Buenos Aires : Miquel de Palol et Pablo de Santis au Salon du livre de Paris. Poursuivant les échanges commencés en 2013 à l’occasion de l’invitation de la ville de Barcelone, l’Institut Français accueille cette année sur son stand du Salon du livre de Paris en partenariat avec l’Institut Ramon Llull, la rencontre entre le romancier catalan Miquel de Palol et Pablo de Santis, écrivain de la délégation d’Argentine, pays invité en 2014. Un entretien autour des bifurcations du récit animé pas Pascal Jourdana.

Littérature : Miquel de Palol, Barcelonais surdoué. Article de L’INDEPENDANT

Cette œuvre, qui a remporté tous les honneurs en Espagne, est présentée par son auteur comme un ’roman de nouvelles’ qui se rapproche des ’Mille et une nuit’ ou du ’Décaméron’ de Boccace : ’Chaque histoire a une nature par elle-même, déclare-t-il. Et la réunion de ces histoires fait un roman’. Miquel de Palol, qui a maintenant une longue carrière d’écrivain, a écrit ’Le jardin des sept crépuscules’ alors qu’il était un ’poète underground’ et ne s’est rien interdit, ni sur la forme, ni sur le fond.

Le point de départ est une attaque nucléaire sur Barcelone. Le narrateur se réfugie dans une vaste demeure de haute montagne, isolée du monde et de la catastrophe qui s’est abattue. Des pièces somptueuses, un luxe inouï, presque indécent. Sur les murs, des peintures des plus grands maîtres et au bout d’un passage mystérieux, un jardin extraordinaire, le Jardin du Crépuscule, planté d’arbres remarquables.

Dans ce lieu idyllique ont trouvé refuge quelques privilégiés qui batifolent et se racontent des histoires. En fait il s’agit toujours de la même histoire mais racontée par des personnes différentes, qui y ont été mêlées de près ou de loin, et sous des angles différents. Cette histoire est celle du banquier Elies Mir qui, à 75 ans, commit l’erreur de confier les rênes de sa banque à deux de ses vice-présidents envoyant le troisième, Alexis Cros, dans une obscure succursale d’Amérique centrale. Les deux premiers ruinèrent la banque tandis qu’Alexis Cros réussit à faire fructifier la succursale. C’est donc lui qui fût appelé à la rescousse de la banque Mir. Cette fable, passant de narrateur en narrateur, guide le lecteur dans les coulisses du monde de la finance où personnes intègres et crapules se croisent et se rencontrent.

Comme une chasse au trésor Au fur et à mesure, l’histoire se complique et devient de plus en plus ténébreuse avec des enfants qui disparaissent, un énigmatique joyau que certains cherchent à s’approprier et un personnage mystérieux qui semble tirer les ficelles et se dissimule sous le nom d’Oméga. Malheureusement, il faudra attendre la parution des deux prochains volumes de ce triptyque, à l’automne et en 2014, pour avoir le fin mot de l’histoire : ’La vraie intrigue est celle que le lecteur devra découvrir’ assure Miquel de Palol.

Ce roman, qui se lit comme une chasse au trésor, offre à Miquel de Palol l’opportunité d’exposer d’intéressantes théories sur tout un tas de sujets, notamment l’art, la littérature, la mythologie, l’économie, les mathématiques, la politique : ’Le seul avantage de la démocratie sur la dictature, fait-il dire à l’un de ses personnages, est que tu peux dire ce que tu penses -jusqu’à un certain point, bien sûr- sans qu’on te coupe le cou, mais cela revient au même, parce qu’elle a généré une telle indifférence collective que n’importe qui peut dire ses quatre vérités aux gouvernants sans que rien ne change’.

Cette ’indifférence’ que de Palol désigne comme ’l’ennemi à abattre’ ’Contre elle, dit-il, il n’y a rien à faire’. Phrixos le fou laisse présager une apothéose dans les volumes à venir. Quel dommage que l’on ne puisse les lire dans la foulée. ’

Phrixos le Fou’ de Miquel de Palol. Zulma. 22,50 €

 

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