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Atmen Kelif
Cathy Blisson - Télérama n° 3027
jeudi 31 octobre 2013

Atmen Kelif, la légèreté pour carburant

Arts et scènes |

Marqué au coin de l’humour Deschiens, cet iconoclaste confirme ses talents burlesques dans la dernière pièce d’Edouard Baer. Aujourd’hui encore, Atmen Kelif est un type qu’on hèle dans la rue d’un "J’ pourrais avoir un magazine ?" Rapport à son ultime réplique de ce sketch Deschiens où François Morel et Bruno Lochet, en coiffeurs visagistes, réglaient leurs comptes en triturant "le maquis corse" qui lui tient de chevelure. Aujourd’hui sur scène, Atmen Kelif est Fernandel (entre autres personnages burlesques). Il a couvé une passion précoce pour tous ces acteurs "qui en faisaient trop", Fernandel, bien sûr, mais aussi les Serrault, Francis Blanche, de Funès, Bourvil ou Gabin. Cette passion-là n’est pas tombée dans l’oeil d’un aveugle : Edouard Baer, ami de dix-sept ans, en a nourri Looking for Mr Castang, sa deuxième pièce, tissée de music-hall, de théâtre et de cabaret. " ??a va au-delà de l’imitation, insiste Baer. On en blague ensemble ; il se couche le soir avec Fernandel-Gabin. Ce serait à se demander ce que fait cette tête d’Arabe le matin dans le miroir."

Môme du Midi

Atmen Kelif est né, ça ne s’invente pas, un 1er avril 1968 à Albi, dans le Tarn. "Je suis quelqu’un de transitoire ; j’ai été très heureux à ma naissance, en 1968, un mois avant les événements, et en 1980, juste avant l’arrivée des socialistes. C’est là que j’ai connu ma première troupe. Je faisais enfant de choeur, dans une pièce qui s’appelait Don Quichotte..." Ses parents, immigrés algériens, tiennent alors un restaurant, judicieusement implanté. Chaque été, l’endroit se transforme en cantine de comédiens venus pour le festival local de théâtre. Et depuis l’âge de 10 ans, le petit Atmen leur colle aux basques "comme un gamin qui cherche à voir le Père Noël de près. Pour moi un comédien, c’était quelqu’un qui savait arrêter le temps. Seul sur un plateau, il pouvait nous faire croire à l’arrivée d’une armée ou d’un éléphant. Je voulais la même baguette magique."

"Deschiens un jour, Deschiens toujours"

Atmen l’Albigeois s’en va donc à Paris, direction cours Florent, puis Conservatoire national d’art dramatique. Entre un Molière et un Marivaux, il y croise le professeur Jérôme Deschamps, qui fait improviser les étudiants lors d’un stage de fin d’année. Nous sommes en 1993, le chef Deschiens vient de faire son entrée à Canal Plus et s’apprête à monter une version théâtrale intitulée C’est magnifique. Atmen Kelif est doublement embauché. Sa toute première improvisation à la mode Deschiens ? Aucune idée... à moins que. Il se rappelle très bien, parle plus bas, plus grave. "J’avais imité ma tante... quand elle avait perdu ses enfants. Comme ça, fugitivement, j’avais joué sa douleur... Oui, un drame. Mais ça passait par le drôle, un truc avec sa culotte." Silence, changement de sujet.

Comédien métaphoriste

A la suite des absurdes et franchouillardes pastilles improtélévisées de Deschamps & Co (et après trois ans de tournée de C’est magnifique), Kelif se laisse débaucher par l’industrie cinématographique. Plutôt des comédies, quelques nanars joyeusement assumés (Les Parasites, Il était une fois dans l’oued...), une poignée d’échappées dans des registres moins humoristiques (Nuit noire, 17 octobre 1961...). "Certains acteurs se complaisent dans le drame ; moi, c’est une certaine légèreté qui me rend vivant. Peut-être parce que j’ai besoin de cette espèce de bouclier pour avancer..." L’intéressé redouble de métaphores aussi spontanées qu’amusées sur son art. "Le métier de comédien, c’est comme un bâton qu’on trempe dans la barbe à papa. On part de rien, on tourne, on tourne, et ça finit par faire monter le sucre."

De Funès tendance Bergman

Cinéma et télévision ont un temps détourné Atmen Kelif des planches, mais pas question qu’il les oublie. Il a été notamment du Théâtre sans animaux, de Jean-Michel Ribes, pot-pourri de fabliaux sur les petites cruautés, grandes aberrations et drôles de rébellions du quotidien. Il apparaît aussi dans les extravagantes Histoires de famille, de Biljana Srbljanovic, sur les turpitudes de l’après-Sarajevo, mises en scène par André Wilms en 2002 au Théâtre de la Colline. "Avec tout ce qui se passe aujourd’hui, le théâtre, dit-il, ne peut que faire ses courses. Un vrai supermarché." Dommage que le cinéma hexagonal joue moins les miroirs de la société : "Je pense qu’on a les acteurs, les moyens et les metteurs en scène pour faire des films comme Ken Loach, ou Jonathan Dayton et Valerie Faris (Little Miss Sunshine). Mais ici, c’est tout ou rien, très élitiste ou très populiste." Et Atmen Kelif dans tout ça ? Pirouette ravie : "Moi, je suis au milieu et j’attends qu’un réalisateur bergmanien aimant de Funès m’engage pour ce rôle de cuisinier dont je rêve depuis des années."

Enfant de la télé et homme de troupe

En attendant, l’enthousiaste quadra n’est pas peu fier d’incarner (brillamment) pour France 2 Ben Barka, le leader de l’opposition marocaine enlevé et disparu en 1965 (1). "Je suis un enfant de la télé, j’ai découvert la Shoah en regardant la série Holocauste, en 1979. Forcément, L’Affaire Ben Barka est un politico-polar-spectacle qui suscite la polémique, mais j’ai l’impression qu’on y sert l’histoire plutôt qu’on ne se sert de l’histoire. C’est un peu notre JFK à nous." En attendant, il y a aussi la bande à Baer, cousine de la tribu Deschiens, avec qui le spécimen Atmen poursuit un bon bout de chemin. Il a été de chaque film signé Edouard Baer, et a joué les délirants intervenants sur toutes ses émissions pour Radio Nova ou Canal Plus. A l’affiche à la Cigale, Looking For Mr Castang s’inspire un peu de leurs trajectoires parallèles, à travers de fantasques personnages cherchant démesurément à sortir du "grand nulle part" généralisé pour atteindre "le coeur des choses". En commençant par la poursuite d’un hypothétique M. Castang, tout-puissant producteur à Hollywood. Evidemment (parole d’Atmen-Fernandel), aucune rencontre iconoclaste ne saurait être considérée comme purement fortuite

La biographie de Atmen Kelif

Atmen Kelif est un acteur français né en 1968, on le connaît pour ses sketches avec Les Deschiens et ses rôles dans de nombreuses comédies.

Natif d’Albi dans le Tarn, Atmen Kélif est un habitué de la scène. C’est sur les planches qu’il rencontre ceux qui deviendront ses comparses au sein de la troupe Les Deschiens. Canal + décide de les mettre en avant en diffusant leurs sketches pendant l’émission Nulle part ailleurs et le grand public découvre le jeune comédien. Après une apparition dans Marie-Louise ou la permission, Éric Rochant lui offre un rôle dans la comédie Vive la République aux côtés de Aure Atika, Antoine Chappey et Roschdy Zem. Soucieux de ne pas rester cantonné au seul registre de la comédie, il joue également des petits rôles dans des longs-métrages comme le thriller Fred de Pierre Jolivet ou encore le huis-clos Barracuda avec Jean Rochefort. Cependant son genre de prédilection reste la légèreté, c’est pourquoi il retrouve sa camarade des Deschiens Yolande Moreau dans Merci mon chien en 1998 avant d’être le héros de la comédie Les Collègues. Un an plus tard il est à l’affiche des Parasites aux côtés d’Elie Semoun et Lionel Abelanski. En 1999 on le retrouve dans La Bostella d’Edouard Baer (qu’il connaît depuis la période Canal +), puis il change de cap avec la comédie dramatique Le Harem de madame Osmane.

A nouveau il rebascule vite dans la comédie avec la série Mes Pires Potes ainsi que Kélif & Deutsch avec Lorant Deutsch. Sur le grand écran il alterne malgré tout des rôles dans des films plus graves (Tangos volés, Reines d’un jour, Le Pharmacien de garde) avec les personnages plus comiques (On fait comme on a dit avec Gad Elmaleh, Le Raid de Djamel Bensalah où il retrouve Roschdy Zem et Lorant Deutsch, Dieu est grand je suis toute petite aux côtés d’Edouard Baer). Bensalah le rappelle pour Il était une fois dans l’Oued en 2005 puis Big City en 2007, tandis que l’acteur continue d’apparaître dans des rôles hilarants avec notamment Nos amis les flics, Double zéro aux côtés d’Eric Judor et Ramzy Bedia, A boire où il travaille une nouvelle fois avec son ami Edouard Baer. Celui-ci le rappelle en 2004 pour Akoibon, et la même année Atmen Kelif joue dans le drame historique Nuit noire de Alain Tasma ainsi que la comédie policière L’Amour aux trousses de Philippe de Chauveron.

En 2008 c’est sa voix qu’on peut entendre entre autres dans l’animé La Véritable Histoire du Chat botté, puis il partage l’affiche de La Différence c’est que c’est pas pareil avec François Berléand avant de jouer le rôle titre dans L’Affaire Ben Barka, une production télévisée. Cette fois Kelif est le héros et prouve pour ceux qui en doutaient encore qu’il n’a rien à envier à personne dans le registre dramatique. Outre de nouvelles comédies (Mon pote, Beur sur la ville) les spectateurs le retrouvent dans Minuit à Paris de Woody Allen.

En 2013, Atmen Kelif est à l’affiche de la comédie Les invincibles aux côtés de Gérard Depardieu, un film dont il a écrit le scénario.

 

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