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Eric Trung Nguyen
“Con Viva la libertà e Andò sono rinato”
vendredi 1er novembre 2013

L’ACTEUR FRANÇAIS D’ORIGINE VIETNAMIENNE S’EXPRIME À PROPOS DU FILM DU METTEUR EN SCÈNE SICILIEN POUR LEQUEL IL A TRAVAILLÉ. « J’ATTENDAIS DEPUIS DES ANNÉES LE CONTACT AVEC L’ÉNERGIE DE ROBERTO ». LE CD AVEC LA BANDE SONORE SIGNÉ PAR MARCO BETTA EST DÉJÀ SORTI.

de Gabriele Bonafede (traduit de l’italien au français par Louise Bonafede)

Eric Nguyen, visage connu surtout en France et au Japon, au moins jusqu’en 2006, fait son retour sur grand écran avec un « petit-grand » rôle dans un film de succès qui relance le cinéma italien ainsi que les gloires des productions italo-françaises : « Viva la libertà » (Vive la liberté) de Robertò Andò.

Dans le film « Viva la Libertà », désormais connu du public et avec un grand succès en Italie également pour la critique, donne vie à un personnage charismatique qui avec quelques mots et gestes révèle la clé de tout le parcours cinématographique de Andò. Eric y incarne en effet le metteur en scène « Mung », personnage inspiré d’un des metteurs en scène préférés de Andò, à savoir le hongkongais Wong-Kar-Wai (vainqueur à Cannes avec « Happy Together » en 1997, et grand succès avec « In the Mood for Love » en 2000).

Eric Nguyen avait connu une grande notoriété au Japon en 1994 et 1995. Il a travaillé dans de grands films d’auteur tels que « Indochine » de Régis Wargnier (France, 1992, Oscar 1993 pour la meilleure mise en scène, films étrangers), « Poussière de vie » de Rachid Bouchareb (Algérie, 1995, nominé aux Oscars pour le meilleur film étranger) et Rithy PahnQue la barque se brise, que la jonque s’entrouvre en 2000. Mais depuis 2006, il avait décidé d’abandonner le cinéma. Andò l’a ramené au grand écran, aussi parce que, comme il l’affirme lui-même :

« On s’est compris tout de suite. Je dois dire que ce travail m’a beaucoup apporté. J’attendais depuis longtemps le contact avec l’énergie de Roberto Andò : ça aurait été bien de se rencontrer avant. Je savais que Roberto était un metteur en scène raffiné à la manière d’un italien et, particulièrement, d’un sicilien. À l’étranger, la Sicile est perçue avec ses stéréotypes habituels : la mafia, le retard, également la fascination exotique et touristique bien sûr, mais trop sont des stéréotypes auxquels je n’ai jamais vraiment cru. En entrant en contact avec Roberto, j’ai eu la confirmation que la véritable Sicile doit être un lieu de grande inspiration. Comme tu le dis, une espèce de continent à part. Et maintenant, après avoir travaillé avec Roberto, j’ai une grande envie de connaître sa terre, car un metteur en scène comme lui doit sûrement être le fruit de quelque chose de très spécial. »Nous retrouvons Eric dans le vieux Grenoble, le plus beau quartier du centre historique de la ville française de l’Isère. En plus du métier d’acteur, il travaille près de la place Notre Dame et du Marché aux Herbes, où il gère un des plus beaux restaurants de Grenoble, avec des salades appétissantes, et une atmosphère surréelle de la France des anciens temps. Et Eric est pourvu d’une jovialité dessinée sur un visage envoûtant. Il veut parler du metteur en scène avec qui il est « né à nouveau » en tant qu’acteur :

« Roberto est un metteur en scène qui a le film en tête jusque dans les détails, dit-il, un metteur en scène avec une technique et une capacité extraordinaires. Grâce à lui, j’ai travaillé étroitement avec Toni Servillo, acteur somptueux, ainsi qu’aux côtés de Valeria Bruni Tedeschi, actrice extraordinaire. Elle joue le rôle de ma femme dans le film ainsi que l’ancienne passion du protagoniste, interprété par Toni Servillo. Nous avons une fille qui est interprétée par une très jeune actrice, Stella Kent, découverte par Roberto. Il y a beaucoup d’anecdotes sur les coulisses de « Viva la Livertà » et je voudrais en raconter une en particulier sur comment Roberto a réussi à obtenir le meilleur de Stella Kent. Elle avait une scène importante et étant très jeune, elle avait des difficultés. Alors Roberto, avec beaucoup d’expérience et une grande capacité à gérer des acteurs, même très jeunes, dit « Bien, alors toutes les personnes de la troupe, moi-même et les acteurs, fermons les yeux et toi tu commences pendant qu’on ne te voit pas »… et voilà la magie : elle y alla très fort et la prise s’est révélé être une des plus belles ».

Entre un verre de vin et une bouchée de Tomme de Savoie, fromage typique des environs, on se sent comme sur le plateau, et on n’arrive pas à terminer la conversation. Eric repart sur sa première scène tournée dans le film :

« C’est la scène avec Fellini. Une scène difficile, qui est aussi une clé de lecture de tout le film. Roberto y a été un peu « Cain », parce que commencer avec la première prise sur la scène la plus compliquée de mon rôle n’a pas été facile. Par contre, il m’a beaucoup aidé et m’a laissé assez libre en même temps. Et je pense que ça s’est très bien passé ! Je le répète, cette expérience m’a redonné l’énergie pour revenir de façon stable sur le grand écran. Le film est surtout un grand travail de collaboration entre Toni et Roberto. Toni Servillo est spectaculaire pour saisir les subtilités des deux personnages, lesquels se confondent au fur et à mesure que le film avance. Bien sûr, le montage est extraordinaire. À la fin, on ne sait plus qui est l’un et qui est l’autre ».

Un montage de qualité en plus réalisé en un temps record…

« Exactement. Nous avons commencé à tourner en septembre 2012, surtout à Rome et aussi à Paris. En décembre les prises étaient terminées. Et ensuite ils m’ont rappelé dès février 2013 pour me dire que le film allait sortir ! Je n’y croyais presque pas. À mon avis, c’est grâce à ce que je disais : Roberto avait parfaitement le film en tête avant même de le tourner. En plus, il y a des scènes nouvelles par rapport à son roman, « Il trono vuoto » (Le trône vide), duquel il est tiré ».

Comme la scène où Servillo danse avec la « chancelière » allemande.

« Celle-ci est fantastique. Et Mastandrea tient bien son rôle dans le rendu particulièrement réussi… lorsqu’il les regarde depuis le trou de la porte et qu’il fait l’épaté, comme seul lui sait le faire !

Je crois qu’une des choses les plus réussies de ce film est le travail d’équipe : Servillo se distingue, aussi pour les rôles qu’il a, mais c’est vous, les acteurs non protagonistes, qui contribuez à mettre en avant son personnage de « double-protagoniste ».

« C’est vrai. Et ça me fait plaisir que tu l’aies remarqué. C’est grâce à Roberto qui a su donner le bon rôle, le bon caractère à chaque acteur. Chacun de nous est à sa place dans un travail d’orchestre. Roberto, en effet, est un compositeur-metteur en scène. Il fait son travail comme celui d’un chef d’orchestre ».

À propos, précisément ces derniers jours, le CD de la bande sonore du film « Viva la Libertà » est sorti, signé par le compositeur sicilien Marco Betta.

« La musique de Marco Betta est tout simplement fantastique. Tu dois savoir que je ne parle pas l’Italien (l’interview a été faite en français, écrite en italien, et traduite en français n.d.r.), voilà pourquoi quand j’ai vu le film en avant-première à Turin, hormis la partie restée en français, j’ai été accompagné par la musique encore plus que d’habitude. Et je dois dire que le commentaire musical apporte beaucoup à l’art de cette œuvre, dont je suis vraiment satisfait. Comme je l’ai dit plus tôt, suite à cette expérience, j’ai une grande envie de venir très vite en Sicile ».

Savais-tu que justement, ces jours-ci, il y a un « rendez-vous » du cinéma français à Palerme, organisé par le Centre Culturel français ?

« Non, je ne le savais pas. S’il est organisé aussi l’année prochaine, je ne voudrais pas le manquer ! »

Alors bonne chance Eric ! Et nous t’attendons en Sicile !

LINKSICILIA

Filmographie :

Cinéma :

Viva la libertà (2013) .... Mung

20 nuits et un jour de pluie (2006) .... L’homme ... aka "20 Nights and a Rainy Day" - Singapore (English title)

Repentance : Thugz ll (2006) .... Asian Clan

2001 Que la barque se brise, que la jonque s’entrouvre

(1h27min) Réalisé par Rithy Panh Avec Vantha Talisman, Eric Nguyen, Molica Kheng Comédie dramatique Nationalité Français , cambodgien) .... Mihn

Poussières de vie (1995) .... Un-Deux ... aka "Bui doi" - Belgium (French title) ... aka "Dust of Life" - International (English title) (imdb display title) Indochine (1992) .... Tanh

2006 20 nuits et un jour de pluie

TV :

"Le grand patron" .... Lap N’Guyen (1 episode, 2002) - Cas de conscience (2002) TV episode .... Lap N’Guyen

"Largo Winch" .... Takamoto (1 episode, 2001) - Sins of the Father (2001) TV episode .... Takamoto

"Sous le soleil" .... Xavier Duprey (2 episodes, 2001) - Passage en force (2001) TV episode .... Xavier Duprey - Le défi de l’amour (2001) TV episode .... Xavier Duprey "Marc Eliot" .... Philippe N’Guyen (1 episode, 2000)

- Gâche pas ta vie (2000) TV episode .... Philippe N’Guyen

"H" .... Jean-François Nguyen (2 episodes, 1999)

- Une histoire de cassette (1999) TV episode .... Jean-François Nguyen - Une histoire de discorde (1999) TV episode .... Jean-François Nguyen

"P.J." .... Leon (1 episode, 1997)

... aka "C.I.D." - International (English title)

... aka "P.J. : Police judiciaire" - France (alternative title) - Clandestins (1997) TV episode .... Leon

"Les Cordier, juge et flic" .... Shen Da Li (1 episode, 1997) - La tour de jade (1997) TV episode .... Shen Da Li

 

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