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Les rendez-vous gastronomiques d’Arte Mare (19h30, 20h30) Amuse-bouche, plat, dessert, verre de vin 30€.

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Amanda de Mark Sandrich, 1938
par Quentin Faucheux-Thurion
samedi 3 août 2013

Synopsis

Stephen Arden, jeune avocat riche et talentueux, veut épouser la sublime Amanda chanteuse et vedette de radio. Mais celle-ci le mène en bateau, lui fait miroiter une vie à deux et un mariage solide qu’il ne voit plus venir. Désolé, il décide de se tourner vers son ami Tony, psychanalyste de renom. Bien décidé à lui venir en aide, il accepte le cas, mais la jeune femme va vite s’enticher de son médecin Contre vents et marées, Tony va chercher à repousser les avances de la jeune femme, tombant hélas lui aussi sous le charme de cette beauté blonde. Désespéré et soucieux de son amitié avec Stephen, il va hypnotiser la jeune femme pour la convaincre qu’elle ne l’aime pas et qu’ils ne doivent plus se voir.

Analyse

Si Amanda est une comédie, le fil a également les traits d’une comédie musicale sous certains aspects. Entre la simple comédie romantique et le musical, Sandrich nous plonge au cœur même de la culture américaine, où l’espace temps de la vie et celui du chant et de la danse s’entremêlent dans une valse très rythmée et poétique, expression des sentiments humains les plus profonds. La mise en scène épouse les mouvements de ces corps aux accents burlesques, et chaque geste s’inscrit dans une chorégraphie à grande échelle, à l’échelle du film lui même. Le spectateur est sans cesse pris entre la spontanéité pure du moment filmé et son côté factice et idéalisé.

La psychanalyse n’est utilisée ici que pour rentrer dans les coutures de l’amour partagé entre Amanda et Tony. Amour désiré par le spectateur comme par chacun des protagonistes. Mais Tony est pris dans un étau : son amitié avec Stephen ou son amour pour Amanda. Un choix difficile et propice à l’instauration d’une atmosphère aussi dramatique que comique. En hypnotisant Amanda, il la transforme en une sorte d’enfant capricieux, presque hors de contrôle et dans l’incapacité de mesurer les conséquences parfois funestes de ses actes.

Mais ce qui fait de ce film ce qu’il est, ce sont bien évidemment les danses et les chants, interprétés par Fred Astaire et sa partenaire Ginger Rogers. Numéros remarquables, époustouflants, et qui expriment mieux que les mots la relation entre les deux être. Le spectateur assiste ici à une rencontre entre les personnages et les acteurs eux-mêmes. Une lecture à double niveau s’offre à nous et donne d’autant plus de profondeur aux séquences de musical.

La finesse du film repose également sur la capacité de Sandrich d’exploiter au maximum le potentiel comique de Ginger Rogers, véritable clown. Elle dégage une aura burlesque unique en son genre, qui fera d’elle une actrice comique reconnue sur la place hollywoodienne. Le film reste en effet une comédie, et la part de musical, aussi importante soit-elle, est minoritaire.

Cependant, bien qu’il ne soit pas un réalisateur aussi important que Cukor, Minnelli ou Donen, Sandrich arrive sans peine à mener à bien son projet et à lui donner la couleur et l’acidité qu’il lui voulait. Des scènes de danses maîtrisées techniquement et filmées ave brio, avec des mouvements de caméra très complexes ; des scènes comique par ailleurs, simples mais de grande envergure, comme la scène où Amanda brise la vitre géante sur le dos d’un camion.

Le réalisateur joue beaucoup plus sur le comique de geste et de situation que sur un comique de verbe. Le texte ne saurait en effet égaler la finesse des grandes comédies américaines. Cependant, Sandrich parviens à nous faire pénétrer autant les coutures du sentiment amoureux qu’à nous donner un aperçu fantastique sur la société américaine et sur la vision déformée qu’ont les gens de la psychanalyse et du travail sur soi. Une comédie simple et efficace, qui touchera petits et grands et séduira par ses numéros de twist et de claquettes merveilleusement réalisés par le grand Fred Astaire et la sublime Ginger Rogers.

Scénario Marian Ainslee, Guy Endore, Dudley Nichols et Hagar Wilde Musique Irving Berlin Image Robert De Grasse 83 min, 4/3, noir et blanc

Fred Astaire est l’une des figures de proue du musical et de la comédie musicale américaine. Après une rencontre inopinée avec Georges Gershwin, il devient metteur en scène et chorégraphe sur Broadway. Fort de cette expérience, il cherchera à s’ouvrir les portes du cinéma, sans succès. En effet, après sa première audition, on aurait dit de lui qu’il était juste bon à faire de la figuration.

Mais le jeune artiste ne se décourage pas et finira par étonner par son aisance et sa légèreté. Il rencontre Ginger Rogers à ses débuts, et dès lors ils formeront un couple incroyable du grand écran. Entre chants et danses, ils s’ouvrent rapidement les ports d’Hollywood.

La RKO engage rapidement Astaire, prenant conscience du talent du danseur. Il sera alors en tête d’affiche de films aussi célèbres de La Carioca (1933) puis deviendra l’acteur fétiche de Mark Sandrich, avec qui il tournera près de huit films, dont Le Danseur du Dessus (1935) et Amanda. Il tournera également avec Georges Stevens, réalisateur, peu connu mais relativement productif, avec des films comme Une demoiselle en détresse ou Sur les ailes de la danse.

Mais très vite, il fascinera les plus grands, comme Vincente Minnelli, qui lui offrira le rôle principal de Yolande et le voleur (1945) ou de Tous en scène (1955). Il sera également contacté par Stanley Donen, avec qui il tournera un seul et unique film, Mariage Royal, en 1951. Astaire demeure l’un des plus grands danseurs américains de sa génération et étonne toujours par l’aisance qu’il avait et la fluidité de ses gestes. Chez lui, tout mouvement devient partie intégrante d’une chorégraphie du quotidien, le quotidien d’un monde en fête et où rayonnent la joie et l’humour en continu.

Ginger Rogers a débuté sa carrière dans une troupe de Vaudeville itinérante avant de se fixer à 19 ans à New-York et de passer les auditions pour Girl Crazy, écrit par le couple Gershwin. Engagée, elle rencontrera alors Fred Astaire, chorégraphe, avec lequel elle aura une brève liaison. Le succès de la comédie musicale est immédiat, et la jeune Ginger Rogers devient l’égérie de Broadway à a peine 19 ans. Elle se voit proposer un contrat chez Paramount et signe pour une durée indéterminée. En 1931, elle se rend chez RKO où elle travaillera avec Fred Astaire. Ensemble ils deviendront l’un des couples de danseurs les plus emblématiques des années 1940.

Mais la jeune femme va tenter de se lancer dans la comédie. Fort de son talent comique, elle trouvera aisément et viendra à tourner dans plusieurs petites comédies légères.

En plus des films de Sandrich où elle jouera sans cesse accompagnée de Astaire, elle trouvera sa place dans les films de Georges Stevens, et attirera également des réalisateurs tels que Billy Wilder, qui lui offre un rôle dans Uniformes et jupons courts (1942), Léo Mac Carey avec Lune de miel mouvementée, la même année, ou encore Howard Hawks pour Chérie je me sens rajeunir (1952) où elle joue aux côtés de Carry Grant.

Une actrice aux talents multiples, tantôt clown tantôt danseuse de musical. Elle incarne sans doute les qualités demandées à une artistes de son rend dans les années 1940, ce qui lui aura valu de trouver sa place dans l’océan des studios et de rayonner, encore aujourd’hui, dans des œuvres incontournables pour tout cinéphile.

La comédie musicale Américaine est l’un des genres typiques d’Hollywood. Ses codes sont très particuliers et sa réalisation complexe. Elle nécessite des dispositifs scéniques très élaborés, un casting spécifique, ainsi qu’un travail préalable long et éprouvant. Les codes de la comédie musicale sont restés flous assez longtemps. Les numéros de danse et de chant étaient placés dans le scénario au gré des envies et n’avaient pas nécessairement leur place dans la logique dramatique du film, voire même rompait la continuité de l’histoire. Le film musical, aux Etats-Unis, s’inspire bien entendu de la tradition du musical initié à Broadway, et qui fait partie intégrante de la culture américaine. Mais son adaptation au cinéma ne fut pas une mince affaire. Certains hommes avisés, à l’instar de Richard Rogers ou Oscar Harmmerstein, vont cherchés à structurer cette nouvelle forme cinématographique.

Cependant, c’est en 1944 que l’on considère que les règles de la comédie musicale « contemporaine » ont été établies. L’association du chorégraphe Jerome Robbins et du compositeur Leonard Bernstein sur le film On the Town (1944) ouvrira la voie à bon nombre d’artistes soucieux de mêler chants et danses au langage cinématographique fondamental. Le plus grand chef d’œuvre de la comédie musicale américaine demeure à ce jour West Side Story (1957), qui lancera de nombreux cinéastes sur la route de la comédie musicale engagée, politique. Les vertus narratives et polémiques de la comédie musicale ont été démontrées ainsi de nombreux mouvements, Rock, Hippie…vont utiliser ce genre cinématographique pour légitimer leur sous culture. On retient bien entendu des titres comme The rocky Horror Picture Show (1973), adaptation d’une comédie de Broadway, ou encore Sweeny Todd (1979), et bien entendu le célébrissime Cabaret (1966). Sans oublier les célèbres comédies musicales de Vincente Minnelli, Brigadoon ou Gigi< ;

Reste que de nombreux artistes vont intégrer dans leurs films des numéros de chant et de danse, sans pour autant en faire des comédies musicales, mais en leur confèrent la même importance narrative. L’exemple d’Amanda est flagrant, mais on peut également mentionner Les Hommes préfèrent les Blondes (1953, Haward Hawks) ou Arrêt d’autobus de Joshua Logan.

 

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