Brèves
Rencontre à la bibliothèque municipale "Tommaso Prelà"
mardi 9 avril
Demain, mercredi 10 avril à 18h, présentation du roman Petite Italie, paru aux éditions Alain Piazzola.
 
Un nouveau blog...
samedi 2 février

celui d’Histoire(s) en Mai que vous pouvez retrouver à l’adresse suivante :

* histoiresenmai.unblog.fr

 
Deux, trois nouveaux blogs !
vendredi 1er février

Oui. Un deuxième blog pour abriter le Prix Ulysse et suivre le travail du jury.

* prixulysse.unblog.fr

et un autre pour discuter du prochain festival :

* lefestivalartemare.unblog.fr

 
Récompense
jeudi 20 décembre
Son travail est visible à la Galerie Gour-Beneforti à Bastia, la Galerie El Indalo à Pieusse et la Galerie la Porte d’Amont à Mirepoix . Le peintre Stéphane CASTELLI a obtenu la médaille d’Argent du 151 salon de la SNBA au Carrousel du Louvre .
 
Richard RECHTMAN
vendredi 13 avril 2012

Mardi 24 avril :

• 18h IRA

Projection : Bophana, une tragédie cambodgienne un film de Rithy Panh présenté par Richard Rechtman

Mercredi 25 avril :

• 17h15 IRA

Le dialogue pour thérapie. Conférence de Richard Rechtman (en partenariat avec la Librairie Les deux mondes)

Richard Rechtman est psychiatre et anthropologue, Directeur d’études à l’EHESS, Directeur-adjoint de l’IRIS (Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux). Ses recherches portent sur les reconfigurations contemporaines du champ de la santé mentale, la recomposition des figures de l’altérité et l’analyse des retranscriptions par l’écriture de ces formes de subjectivation sociale. Il est membre de l’Equipe Editoriale du réseau scientifique TERRA.

Responsabilités principales • Co-responsable de l’axe 1, Critique, enquête, écritures de l’Iris • Coordinateur du thème "Altérité, psychisme et santé mentale" de l’Axe 2 de la Maison des Sciences de l’Homme Paris Nord • Membre du CIHR Strategic Training Program de l’Université Mc Gill, Montréal, Culture and Mental Health Services Research • Rédacteur en chef de la revue L’Évolution Psychiatrique • Membre des comités de rédaction de Transcultural Psychiatry (Canada), de Community Mental Health Journal (États-Unis), de Anthropology & Medicine Journal (Grande Bretagne), et de World Cultural Psychiatry Research Review (Etats-Unis)

L’empire du traumatisme. Enquête sur la condition de victime (avec D. Fassin), Paris, Flammarion, 2007.

Des attentats aux catastrophes naturelles, des accidents d’avion aux prises d’otages, des massacres de populations aux suicides d’adolescents dans des établissements scolaires, chaque événement violent appelle la présence de psychiatres et de psychologues. Ils viennent prendre en charge les rescapés, les sinistrés, les témoins. Ils interviennent au nom de la trace psychique du drame : le traumatisme. Longtemps cette notion a servi à disqualifier soldats et ouvriers dont on mettait en doute l’authenticité de la souffrance. Désormais, grâce au traumatisme, les victimes trouvent une reconnaissance sociale. Ce livre relate ce renversement en liant deux histoires. L’une, intellectuelle, qui va des travaux de Charcot, Janet et Freud à l’invention de l’état de stress post-traumatique aux Etats-Unis et à sa difficile adoption en France. L’autre, morale, qui fait succéder à un siècle de suspicion à l’égard des blessures psychiques une ère de réhabilitation et, avec elle, l’émergence d’une nouvelle subjectivité politique : celle de la victime. Les auteurs, qui ont enquêté sur la genèse, l’expansion et les multiples usages du traumatisme, en explorent trois développements emblématiques : la victimologie psychiatrique, dans les suites de l’explosion de l’usine AZF, à Toulouse ; la psychiatrie humanitaire, présente dans les territoires palestiniens durant la seconde Intifada ; la psychotraumatologie de l’exil, au sein des associations œuvrant auprès des demandeurs d’asile. Ils décrivent ainsi trois politiques - de la réparation, du témoignage et de la preuve - dans lesquelles le traumatisme est moins une donnée psychologique qu’une ressource sociale ambiguë. S’il permet de défendre des causes, de revendiquer des droits, de justifier des actions publiques, il conduit aussi à exclure des groupes humains, à occulter des inégalités sociales et à produire de nouvelles hiérarchies d’humanité.

 

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