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ARTE MARE

Espace Sant’Angelo

Maison des associations

Bureau 202

Rue Sant’ Angelo

20200 Bastia

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Port : 06 76 72 13 73

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Brèves
Françoise Nyssen ministre de la Culture
mercredi 17 mai
Le festival se réjouit de la nomination de Françoise Nyssen. Une bonne nouvelle pour la Culture...
 
Dîners étoilés
samedi 1er octobre

Les rendez-vous gastronomiques d’are Mare (19h30, 20h, 20h 30) Amuse-bouche, plat, dessert, verre de vin 30€.

Réservations au 07 87 76 56 86

 
Le nouveau site du festival
jeudi 21 juillet

http://www.arte-mare.corsica

Vite ! Visitez le nouveau site du festival, plus rock and roll !

 
Les mauvais sujets
samedi 7 mai

PRIX DU LIVRE CORSE.


1768. Bastia retient son souffle. La cité marchande s’est lassée du parfum de la poudre et du bruit des canons. La guerre contrarie le commerce. Un récit mené tambour battant au rythme des aventures militaires et galantes de jeunes gens entraînés par l’accélération de l’histoire. Le deuxième roman de Michèle Corrotti et Philippe Peretti après Petite Italie. Editions Alain Piazzola. Couverture Edith Guidoni.

 
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lundi 28 septembre
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Souâd Belhaddad. Algérie, le prix de l’oubli
mardi 13 mars 2012

Mardi 15 mai • 18h Amphithéâtre Lycée Giocante de Casabianca Je écartelé. Rencontre avec Souâd Belhaddad (en partenariat avec la Librairie Album)

Souâd Belhaddad, journaliste, écrivain, comédienne. Elle est née en Algérie et a grandi en France. Master en Lettres Modernes et Cinéma et master en Sciences humaines, elle a d’abord enseigné le cinéma à la Faculté Magistero de Florence. Elle est journaliste reporter depuis une quinzaine d’années, et reçoit le prix AFJ, Association des femmes journalistes, en 1994. Intervenante régulière à l’ESJ, Ecole supérieure de journalisme, spécialisée en questions sociétales, elle a parcouru de nombreux continents et travaille particulièrement sur la situation des femmes et celle des après-conflits et de la réconciliation nationale (Ex-Yougoslavie, Algérie, Rwanda...).

Engagée depuis plus de vingt ans dans la lutte contre le racisme et l’antisémitisme ainsi que les discriminations, Souâd Belhaddad intervient en milieu scolaire sur la question des préjugés. Actuellement, au sein de l’association Citoyenneté Possible, elle a conçu un programme de lutte contre les discriminations, intitulé Bien dit ! afin de renforcer auprès de lycéens le langage comme code commun et comme lien citoyen et exorciser les préjugés entre jeunes et monde du travail. En 2009, elle a été désignée chevalière du mérite de l’Education nationale. Souâd Belhaddad est également interprète d’un one-woman show « Beaucoup de choses à vous djire », confession d’une Française d’origine algérienne tiraillée entre ces deux cultures.

Biblio (extraits)

• Entre deux Je, Algérienne, Française, comment choisir... est son premier livre publié en 2001

• SurVivantes, Rwanda, histoire d’un génocide, avec Esther Mujawayo, L’Aube 2004 (Prix Ahamdou Kourouma 2004. Sélectionné Prix fémina 2004. Prix Vérité 2005. Prix des lecteurs d’Armorice, 2005).

• La fleur de Stéphanie, Rwanda entre réconciliation et déni avec Esther Mujawayo, Flammarion, 2006.

• Rwanda, Pour un dialogue des mémoires, ouvrage collectif avec UEJF, Albin Michel 2007

• Algérie, le prix de l’oubli (1991-2004, les victimes témoignent) Flammarion, 2006

Dix ans de terreur, de meurtres d’une cruauté inouïe, que vient clore une “Charte pour la paix et la réconciliation nationale”. La tragédie prend forme dans la bouche de ces dizaines de témoins traumatisés par la mort, les enlèvements, les attentats, les massacres, les tortures de proches et qui doivent aujourd’hui, assommés de désespoir, cohabiter avec leurs bourreaux. Peut-on absoudre l’innommable ? “Moi, je vous dis : je pardonnerai jamais, jusqu’à ma mort, ni devant Dieu ni, ni…” balbutie encore la mère d’un fils disparu.

En écoutant des Algériens raconter ce pardon imposé, cet oubli contraint, Souâd Belhaddad remonte le fil de ces années de guerre. Forts, émouvants, les témoignages recueillis de ces victimes de la terreur rendent compte de l’isolement dans lequel elles ont vécu et de leur actuelle solitude face à l’exigence du pays " d’oublier " à tout prix. Transmettre leur parole, c’est donc essayer d’imprimer un bout d’histoire vivante, en temps réel. Et s’approprier une part de mémoire " de terrain " dont on ne sait pas ce qu’il restera, une fois l’amnistie entérinée.

 

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