Brèves
Françoise Nyssen ministre de la Culture
mercredi 17 mai
Le festival se réjouit de la nomination de Françoise Nyssen. Une bonne nouvelle pour la Culture...
 
Le nouveau site du festival
mardi 21 mars

http://www.arte-mare.corsica

Vite ! Visitez le nouveau site du festival, plus rock and roll !

 
Dîners étoilés
samedi 1er octobre

Les rendez-vous gastronomiques d’are Mare (19h30, 20h, 20h 30) Amuse-bouche, plat, dessert, verre de vin 30€.

Réservations au 07 87 76 56 86

 
Les mauvais sujets
samedi 7 mai

PRIX DU LIVRE CORSE.


1768. Bastia retient son souffle. La cité marchande s’est lassée du parfum de la poudre et du bruit des canons. La guerre contrarie le commerce. Un récit mené tambour battant au rythme des aventures militaires et galantes de jeunes gens entraînés par l’accélération de l’histoire. Le deuxième roman de Michèle Corrotti et Philippe Peretti après Petite Italie. Editions Alain Piazzola. Couverture Edith Guidoni.

 
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lundi 28 septembre
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L’Armée illuminée de David Toscana
lundi 5 mars 2012

Lundi 14 mai

• 18h Librairie Point de Rencontre Fort Alamo, mon amour… Conférence de David Toscana

David Toscana est né à Monterrey au Mexique en 1961. Après des études au Lycée américain de Monterrey, il fait des études d’ingénieur, profession qu’il exercera pendant dix ans. Il commence à écrire à vingt-neuf ans. Son œuvre est largement traduite en anglais, mais aussi en allemand, arabe, grec, portugais, italien et suédois. Il vit aujourd’hui entre Monterrey et Varsovie.

Marqué par l’influence des classiques espagnols, Cervantes et Calderon de la Barca, et par des écrivains latino-américains comme Juan Carlos Onetti et José Donoso, David Toscana a publié huit romans et un recueil de nouvelles. Parmi les thèmes abordés par ses romans, on trouve notamment la solitude, l’échec, la mort, le deuil, ou encore la démythification de l’histoire. Identifié dans son pays comme un des écrivains du Nord ou de la Frontière, qui sépare le Mexique des États-Unis, il est considéré comme l’un des meilleurs romanciers mexicains.

En rupture avec les auteurs du XXe siècle marqués par le réalisme magique, comme Gabriel García Márquez ou Alejo Carpentier, David Toscana estime que la réalité, poussée jusque dans ses limites, est assez étrange pour être une source infinie de surprise et parler à l’imagination. Ses personnages ont quelque chose de théâtral, ils expriment avec violence les passions humaines, dans ce qu’elles ont de plus essentiel. En quête d’aventures, souvent chimériques, ils se situent dans le sillage de don Quichotte et contribuent au travail de démythification de l’histoire, auquel se livre l’auteur.

Bibliographie

Las bicicletas (1992)

Un Train pour Tula, traduction française de François-Michel Durazzo, (Zulma, 2010)

Santa María del Circo (1998)

Duelo por Miguel Pruneda (2002)

El último lector, traduction française de François-Michel Durazzo, (Zulma, 2009)

L’Armée illuminée, traduction française de François-Michel Durazzo, (Zulma, 2012)

Los puentes de Königsberg (2009)

Nouvelles : Historias del Lontananza (1997)

El último lector (2005 / Zulma, 2009) a été couronné par le prix Colima, le prix Fuentes Mares et le prix Antonin Artaud France-Mexique.

L’Armée illuminée

Instituteur et marathonien, aussi vindicatif qu’idéaliste, Matus rêve de reprendre le Texas aux Gringos et nous embarque ainsi dans le plus tardif et le plus désopilant épisode de la guerre du Mexique – la reconquête de Fort Alamo – à la tête d’une armée improvisée, cinq adolescents un peu simplets convaincus de leur devoir : le Gros Comodoro, espèce de Sancho Pança tourneboulant, la très lunatique Azucena, et trois autres Illuminés tout aussi persuadés de la noblesse de l’épreuve.

La Deuxième Guerre du Mexique contre l’Amérique annexionniste aura vraiment lieu, du point de vue de l’Armée illuminée tout du moins. Par-delà la fable grinçante, et une initiation loufoque à l’art de la guerre, le roman de David Toscana touche au vif. Il relance avant tout le grand art romanesque des Juan Rulfo et Carlos Fuentes avec une verve désopilante pour dire la « bravitude » des innocents, au gré d’une folle ironie et d’un humour qui fuse à chaque page comme la mitraille de l’ennemi. 

 

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