Brèves
Françoise Nyssen ministre de la Culture
mercredi 17 mai
Le festival se réjouit de la nomination de Françoise Nyssen. Une bonne nouvelle pour la Culture...
 
Le nouveau site du festival
mardi 21 mars

http://www.arte-mare.corsica

Vite ! Visitez le nouveau site du festival, plus rock and roll !

 
Dîners étoilés
samedi 1er octobre

Les rendez-vous gastronomiques d’are Mare (19h30, 20h, 20h 30) Amuse-bouche, plat, dessert, verre de vin 30€.

Réservations au 07 87 76 56 86

 
Les mauvais sujets
samedi 7 mai

PRIX DU LIVRE CORSE.


1768. Bastia retient son souffle. La cité marchande s’est lassée du parfum de la poudre et du bruit des canons. La guerre contrarie le commerce. Un récit mené tambour battant au rythme des aventures militaires et galantes de jeunes gens entraînés par l’accélération de l’histoire. Le deuxième roman de Michèle Corrotti et Philippe Peretti après Petite Italie. Editions Alain Piazzola. Couverture Edith Guidoni.

 
Twitter
lundi 28 septembre
L’actualité du Festival Arte Mare c’est aussi via notre compte Twitter @ArteMare
 
Ciné Danse
Flamenco, Flamenco
jeudi 10 novembre 2011

De Carlos Saura

Espagne, 2011, 1h30

Il y a quatorze ans se tournait Flamenco, un film dont la narration tournait autour des chants, des danses et de la musique de cet art magnifique. Avec l’expérience et la sagesse acquises au fil des années et ayant pu réunir une partie de l’équipe qui avait participé à ce premier film, Carlos Saura nous entraîne dans un tourbillon endiablé autour des talents actuels de cet art d’une incomparable beauté.
En réunissant aussi bien les plus grands maîtres (Paco de Lucía, Manolo Sanlúcar, José Mercé…) que les nouveaux talents de cet art envoûtant (Sara Baras, Miguel Poveda…), le réalisateur nous propose un voyage au coeur du flamenco, de sa lumière, de ses couleurs.

En 2008, Carlos Saura avait présenté en clôture du festival son film Fados, d’une grande beauté plastique. Flamenco, Flamenco a été tourné en numérique. Du grand spectacle en perspective.


LA FICHE DU FILM

Scénario : Carlos Saura • Image : Vittorio Storaro • Montage : Laura Martinez • Direction musicale : Isidro Muñoz • Production : General de Producciones y Diseño


LES HORAIRES DE PROJECTION

Au Théâtre :
Jeudi 24 novembre,
à 12h15
Samedi 26 novembre,
à 12h15


ENTRETIEN AVEC CARLOS SAURA

A la différence, par exemple, de Tango, Flamenco Flamenco ne s’appuie par sur une histoire de fiction, pourquoi ce choix ?

C’était un parti pris depuis le début : introduire devant la caméra autre chose que la beauté de la musique et de la danse m’aurait paru une trahison à la pureté de cet art !

Sur quoi vous êtes-vous alors appuyé pour construire le scénario ?

Nous avons utilisé avec Isidro Muñoz deux éléments narratifs originaux : un voyage au coeur de la vie du flamenco, et la lumière. On parcourt à travers la musique le cycle de la vie d’un homme : on commence avec la naissance (nana flamenca) dans la lumière puissante de l’après-midi ; l’enfance (les influences andalouse et pakistanaise des origines), dans les tons jaunes des soleils couchants ; l’adolescence dans la lumière du crépuscule et avec les palos (Note : genre de flamenco) les tons les plus vifs et solides. Et progres- sivement, nous entrons dans l’âge adulte (le chant sérieux), dans les bleus intenses, les indigos, les violets. La zone de la “mort” (j’entends par là un espace de sérieux, d’inviolabilité et de recueillement), est pratiquement en noir et blanc, tirant vers le vert de l’espérance qui nous guide vers une nouvelle renaissance basée sur les propositions d’avenir que les jeunes interprètes nous proposent. Ces éléments narratifs sont la base du scénario musical et, bien qu’ils ne seront probablement pas perçus directement par le spectateur, je suis sûr qu’ils l’imprègneront et l’aideront à évoluer dans le parcours musical que nous voulons lui offrir.

Vous avez travaillé avec de nombreux acteurs professionnels, est-ce plus difficile avec des artistes de flamenco ?

Pour moi, c’était bien plus facile de travailler avec des artistes de flamenco. Ils sont prêts à tout donner pour montrer ce qu’ils savent faire.

Quel artiste, parmi ceux que l’on voit dans le film, vous a le plus impressionné ?

Farruquito, en particulier, parce que je ne le connaissais pas et j’ai vu qu’il faisait ce qu’il voulait, son style m’a paru exceptionnel. Mais tous les artistes du film m’ont plu. Au chant, José Mercé est une merveille, c’est la référence, il marquera l’histoire du flamenco. Israel Galván aussi a été une grande surprise pour moi, je ne le connaissais pas non plus.

Vous avez laissé les artistes improviser ?

Dans la limite du temps imparti, et du thème assigné, ils ont eu une liberté totale. Concernant la danse, les performances en groupe sont extrêmement préparées, mais quand les danseurs sont seuls, ils improvisent. Je suis moi-même parfois surpris en les filmant, je dois faire de grands changements de caméra car les mouvements sont surprenants. Dans le cas de Farruquito, je crois qu’il n’avait aucune idée de ce qu’il allait faire, mais il en est sorti quelque chose de merveilleux.

Comment s’est passé le tournage ?

On a tout tourné avec deux caméras numériques. Nous avons d’abord enregistré le son de tous les numéros, en cas de problème, sauf pour les chants, qui devaient toujours être en son direct. Pendant toute ma carrière j’ai pris l’habitude d’utiliser peu de pellicule, pour des raisons économiques évidentes ! Lors des tournages, je fais donc très peu de prises. Il y en a deux ou trois, pas plus. Il y a beaucoup de répétitions avant, alors une fois la caméra en marche, les artistes sont fin prêts.

Comment vous est venue cette idée de mise en scène si théâtrale, ces tableaux de peintres andalous ?

Cette idée de mise en scène était déjà présente d’une certaine manière dans Don Giovanni et Goya. Nous l’avons adaptée à chacun des palos, parfois de jour, parfois de nuit, et nous avons décidé de terminer avec une bulería, qui est une espèce de bouquet final de l’ensemble du flamenco.


Retour en haut de page

Retour à la grille des films

 

Répondre à cet article
Articles de cette rubrique
  1. Flamenco, Flamenco
    10 novembre 2011