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PRIX DU LIVRE CORSE.


1768. Bastia retient son souffle. La cité marchande s’est lassée du parfum de la poudre et du bruit des canons. La guerre contrarie le commerce. Un récit mené tambour battant au rythme des aventures militaires et galantes de jeunes gens entraînés par l’accélération de l’histoire. Le deuxième roman de Michèle Corrotti et Philippe Peretti après Petite Italie. Editions Alain Piazzola. Couverture Edith Guidoni.

 
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Footnote
mercredi 2 novembre 2011
DE Joseph Cedar Israël, 2011, 1H45

Les Shkolnik sont chercheurs de père en fils. Leur spécialité : le Talmud, un recueil qui rassemble les textes exprimant la tradition orale de la Loi, en complément de la Torah qui est la Loi écrite. Alors qu’Eliezer Shkolnik, professeur puriste, hyper pointu et misanthrope a toujours joué de malchance, son fils Uriel est reconnu et applaudi par ses pairs. Le père en conçoit une immense amertume. Jusqu’au jour où il reçoit un appel : le M inistre de la Culture a décidé de lui remettre le prix le plus prestigieux de sa discipline, le Prix Israël. Son désir de reconnaissance éclate au grand jour. Mais, au ministère, on a commis une erreur. Une simple erreur… de prénom.

Un humour dévastateur, l’ancestrale rivalité père/fils, un zeste de Shakespeare et une belle dose de cinéma…

Né à New-York en 1968, Joseph Cedar a immigré avec sa famille en Israël à l’âge de six ans. Il a étudié la philosophie et l’histoire du théâtre à l’Université de Jérusalem et est diplômé de la Tish School of the Arts de l’Université de New-York. Ses deux premiers longs métrages, TIME OF FAVOR (Hahesder) en 2001 et CAMPFIRE (Medurat Hashevet) en 2004, sont choisis pour représenter Israël pour la catégorie du meilleur film étranger aux Oscars. CAMPFIRE a été présenté au festival international de Berlin en 2004.

Joseph Cedar a reçu l’Ours d’argent pour son troisième film, BEAUFORT à la 57e Berlinale en 2007 et fut nommé à l’Oscar du 2009 meilleur film étranger en 2008. FOOTNOTE (Hearat Shulayim) est son quatrième long-métrage 2005.

Footnote a obtenu le Prix du Scénario au Festival de Cannes 2011.


LA FICHE DU FILM

SCÉNARIO Joseph Cedar • IMAGE Yaron Scharf • MONTAGE Einat Glaser Zarhin • MUSIQUE Amit Poznansky • PRODUCTION United King Films et Movie Plus • DISTRIBUTEUR Haut et Court  • AVEC Lior Ashkenazi, Shlomo Bar Aba, Alisa Rosen, Alma Zak, Yuval Scharf, Nevo Kimchi


LES HORAIRES DE PROJECTION

Au Théâtre :
Mardi 22 novembre, à 19h00
Vendredi 25 novembre, à 9h15


Joseph Cedar, 3 questions

D’où vient l’idée de Footnote ? C’est difficile pour moi de répondre à cette question sans révéler tout le film et donner la clé de l’histoire. L’idée de départ repose sur le principe d’un nœud que je m’applique à développer tout au long du récit. L’inspiration pourrait être autobiographique et c’est cela qui a stimulé mon imagination : et si tout cela m’était réellement arrivé ? Le film s’avère cependant beaucoup plus complexe que mon idée de départ. Dès l’écriture, je me suis penché avec beaucoup plus d’acuité que je ne l’avais prévu sur mes deux protagonistes, le père et le fils. On peut qualifier Footnote de comédie intello. Qu’en pensez- vous ? Je suis ravi que l’on puisse dire du film que c’est une comédie ! Les spectateurs peuvent rire et sourire sans complexe, ne pas tout prendre au premier degré. Mais si l’on s’attache au fond, cette histoire peut être une tragédie. Comme la plupart des histoires père/fils d’ailleurs.

Ce film est le portrait de deux générations : les pères et les fils. C’est aussi bien une problématique universelle qu’une part essentielle de la culture israélienne. Quel point de vue avez- vous adopté ? J’ai beaucoup réfléchi à cette question d’universalité et de particularisme culturel. Je ne sais toujours pas s’il existe un juste équilibre entre les deux parce que si l’on privilégie l’un, c’est au détriment de l’autre. Personnellement, j’ai tendance à travailler sur les spécificités culturelles, et j’espère que les spectateurs se reconnaîtront un peu dans cette histoire et se sentiront proches des personnages. Personnellement, je suis toujours un peu suspicieux à l’égard des films ou des livres « trop » universels.

Pourquoi avoir fait de vos personnages des chercheurs sur le Talmud ? Le département du Talmud de l’Université Hébraïque est un endroit incroyable. C’est le plus petit département de l’université mais il est connu dans le monde entier pour ses méthodes sans compromis et son attitude intransigeante à l’égard de la notion même d’erreur. On m’a raconté des histoires sur ce département, ses rivalités ancestrales entre chercheurs, l’opiniâtreté épique dont certains font preuve, ses professeurs excentriques dont la mission académique prend plus de temps qu’une vie entière... Bien que ce soit une matière ésotérique, je suis tombé amoureux de ces gens et ils sont devenus le cœur de mon film.

LES ÉTUDES TALMUDIQUES

LE TALMUD est un recueil qui rassemble les textes exprimant la tradition orale de la Loi, en complément de la Torah qui est la Loi écrite. Il constitue la base de la législation religieuse du Judaïsme et ses textes sont sacrés. Les textes originaux ont été perdus ou déformés au fil des siècles, des transmissions orales et des retranscriptions écrites. Le doute plane quant à l’authenticité du texte connu aujourd’hui. Les études talmudiques tentent de reconstituer ces textes sacrés par une approche objective et avec des outils académiques : recherches historiques, analyse des caractéristiques culturelles et linguistiques, étude des sources littéraires... Cette approche s’oppose aux hypothèses traditionnelles et provoque la controverse au sein de la société contemporaine traditionnelle. Le département Talmud existe depuis la création de l’Université Hébraïque de Jérusalem en 1928. Son fondateur, le professeur Yaacov Nachum Epstein est un chercheur légendaire.


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