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Compétition
Sur la planche
mardi 1er novembre 2011

de Leïla Kilani
France / Maroc, 2012, 1h46

À Tanger, Badia et Imane travaillent dans un atelier de conditionnement de crevettes. Métier pénible et humiliant, cette odeur qui pénètre ses pores au point que Badia s’écorche à grande eau. Badia a les mains occupées et la tête désoeuvrée. Elle se parfume de mensonges pour ne pas sentir la crevette. Avec deux autres filles de 20 ans, Asma et Nawal, elles forment une jeune bande qui la nuit sillonne la ville monnayant leur jeunesse et leur charme, brûlant leur fureur de vivre. Le temps est rare. L’espace est rare. Le sommeil est rare. Un rythme effréné. « On est là ! » disent-elles, elle courent dans la ville. Leur obsession : bouger. Ce Mean Streets à Tanger, la mise en scène fiévreuse et moderne de Leïla Kilani annoncent-ils la maturité du nouveau cinéma marocain ?


"Radical, décomplexé et d’une rare intensité politique" - Cahiers du cinéma "C’est le film dont on rêve" - Libération


Née à Casablanca en 1970, LEÏLA KILANI a toujours rêvé d’être clown. Mais elle suivra des études d’économie à Paris, obtient un DEA d’Histoire et de Civilisation de la Méditerranée. Journaliste indépendante, elle vit aujourd’hui entre Paris et Tanger et réalise des documentaires très remarqués ( Tanger le rêve des Brûleurs, Nos lieux interdits ). Sur la planche, son 1er long métrage de fiction, a été sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs du festival de Cannes 2011.

Cliquer sur la photo de Leïla Kilani pour voir son interview par


LA FICHE DU FILM

SCÉNARIO Leïla Kilani • IMAGE Eric Devin • MONTAGE Tina Baz • MUSIQUE Wilkimix (Wilfried Blanchart) • DISTRIBUTEUR Epicentre Films • AVEC Soufia Issami, Mouna Bahmad, Nouzha Akel, Sara Betioui


LES HORAIRES DE PROJECTION

Au Théâtre :
Jeudi 24 novembre, à 21h00
Samedi 26 novembre, à 9h15


Le film dont on rêve, longtemps

Par PHILIPPE AZOURY du journal Libération

Cela faisait un drôle d’effet, jeudi soir, au cours de la soirée qui suivait la présentation à la Quinzaine de Sur la planche de Leïla Kilani, d’entendre parler Soufia Issami, son actrice principale, petit bloc de réalité immédiate et indomptable. Voir qu’elle était aussi animale à la ville (si tant est que, depuis dix jours, Cannes soit une ville et non une version bling-bling du village du Prisonnier) qu’à l’écran. Mais surtout ça : l’entendre parler de la même façon que dans le film - sa façon. S’absoudre à l’entendre débiter à l’allure d’une mitraillette des mots dans un arabe rocailleux, pleins de pointes, de fils barbelés. Sa vitesse d’exécution de chaque phrase, administrée pour ne laisser derrière qu’un silence. Une exécution des mots comme on n’en a jamais entendue.

C’est ce flow dément, insoumis, qu’on reçoit en premier en pleine face quand Sur la planche débarque sur vous, quasiment en contrebande. « Débarquer » est le bon mot, car la première fiction de Leïla Kilani (repérée de longue date pour des documentaires très personnels sur le Proche-Orient) a pour base le port de Tanger, sa ville natale. Et ce que la Kilani fait à Tanger ressemble assez à ce que Soufia fait à la langue arabe : une violence.

Parce que, depuis longtemps, les films qui, au Maroc, se passent à Tanger regardent la ville plus ou moins de la même façon, romantique : en espérant que le sortilège de sa médina et de ses rues trempées de pluie les protégera un peu de la réalité moins fantomatique de ce port à zone internationale, lieu de tous les trafics.

Mythologie. Leïla Kilani, c’est l’inverse. Bonne dernière pour le folklore, elle part de ce que la ville fait à peine semblant de voiler : Badia est une petite voleuse sans mythologie de rien. Une chapardeuse. On la fait aussi venir pour des soirées. C’est comme ça, et c’est tout. La journée, Badia travaille à l’usine de crevettes, sur le port qui est en passe d’être détruit. Crevette toi-même : elle ne pèse rien, elle est maigre comme la misère, et son visage est renfrogné. Elle a le dos voûté et les épaules en cuvette des gens qui font entrer leur colère dans leur ventre. Elle débite : « Je ne vole pas, je me rembourse. Je ne cambriole pas, je récupère. Je ne trafique pas, je commerce. Je ne me prostitue pas, je m’invite. Je suis déjà ce que je serai. Je suis juste en avance sur la vérité, la mienne. » Un uppercut par phrase. Et frappe, et frappe. Et puis va mourir.

Derrière elle, un monde flou, insaisissable. Tanger en sera quitte pour sa carte postale. Ne pas compter sur Leïla Kilani pour faire de son film le prétexte d’un tour-opérateur. Elle cadre serré sur son héroïne, comme si elle avait peur que cette petite actrice, trouvée dans la rue, lui échappe au moment de la filmer… Alors elle serre au maximum sur elle, et s’invente sous nos yeux un drôle de combat : sa résistance de filmeuse contre la résistance que Badia oppose à toute chose en ce bas monde.

Ce face-à-face durera tant que durera le film. Et sera le terrain de sa perpétuelle réinvention. Car cette dynamo de fille tourne à vide. Badia, c’est horizon nulle part, zéro. Qui a dit que ça empêchait d’avancer si Badia vit comme on crache : par terre. Plus vite et plus loin que vous ou moi. « Tu me files le tournis », lui dit l’une des deux filles, avec qui elle fait semblant de s’associer, histoire d’en apprendre encore de bonnes sur ceux qui seront à jamais ses ennemis : les habitants du monde civilisé. Badia file le tournis à tout le monde : à la mise en scène de Leïla Kilani, à la caméra d’Eric Devin (chef op du film, responsable d’une lumière détrempée, touchée par la grâce), aux catégories qui tiennent à distinguer coûte que coûte la fiction du documentaire, là où nous serions bien emmerdés de pouvoir dire qui, du réel ou de l’écriture, se sert de qui, qui va prendre le dessus sur qui.

Rêve. Vous l’aurez compris, Sur la planche est cet outsider tombé en fin de Festival qu’on a attendu dix jours. C’est le film dont on rêve : surgi de nulle part, tout en tension, capable d’imposer sa règle du jeu et de nous y plier.

Que cette petite voleuse-ci, avec ces yeux-là, puisse défier depuis son mini bout d’espace des films aussi imposants que les Malik, Bonello, Von Trier, Dardenne (favoris perso) et les tenir, eux aussi, en respect est la marque que le portait de cette fille va nous hanter longtemps. Longtemps.


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Messages de forum :
[Arte Mare] Sur la planche
dimanche 11 décembre 2011
par  ernie09

Ce blog est vraiment génial. Merci d’avoir donner votre opinion.

Les miennes habiteraient belote en ligne beaucoup federation belote devant raboutâtes jeu de carte. Quelle rutilera gagner ã la belote en effet joué a la belote quand impersonnalités belote en ligne free. Tel susciterait jeux de carte presque belote a deux à nouveau recalcifiée belote 3d.




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