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Réservations au 07 87 76 56 86

 
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PRIX DU LIVRE CORSE.


1768. Bastia retient son souffle. La cité marchande s’est lassée du parfum de la poudre et du bruit des canons. La guerre contrarie le commerce. Un récit mené tambour battant au rythme des aventures militaires et galantes de jeunes gens entraînés par l’accélération de l’histoire. Le deuxième roman de Michèle Corrotti et Philippe Peretti après Petite Italie. Editions Alain Piazzola. Couverture Edith Guidoni.

 
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The Sleepwalkers
mardi 1er novembre 2011

de Thierry de Peretti

France, 2011, 56 min

Corse, été 2009. Pascal, jeune brancardier du CHU d’Ajaccio traîne son ennui et sa mélancolie entre les couloirs de l’hôpital et les rues de la ville. Mustapha employé clandestin d’un hôtel au centre de l’île est contraint de prendre le maquis. Entre les deux, un chœur de jeunes gens refait le monde et s’interroge.

SCÉNARIO Thierry de Peretti, avec la collaboration de Fabien Danesi IMAGE Mati Diop et Thierry de Peretti, Yannick Casanova MONTAGE Cécile Frey et Béatrice Herminie, Virginie Seguin MUSIQUE Pascal Tagnati PRODUCTION Sleepwalkers 2010 / Why Not productions, Lucie Borleteau INGÉNIEUR DU SON Yannick Casanova, Jean-Etienne Bret,Thierry de Peretti


NOTE D’INTENTION de Thierry de Peretti

"Une manière commode de faire la connaissance d’une ville est de chercher comment on y travaille, comment on y aime et comment on y meurt. Dans notre petite ville, est-ce l’effet du climat, tout cela se fait ensemble, du même air frénétique et absent." Albert Camus. La Peste.

"The Sleepwalkers " est un projet qui naît de deux idées ou plutôt de deux désirs de cinéma contradictoires : Faire un film politique et réaliste et dans le même temps un film impressionniste ; parler un peu de notre époque, mais en ne négligeant pas l’expérience sensorielle et nerveuse. Si le film se déroule en Corse, c’est qu’elle est pour moi un territoire de cinéma presque vierge. Au carrefour de plusieurs cultures, l’île est traversée, à bien des niveaux, par des flux de réalité multiples et complexes. À la fois urbaine et sauvage, européenne et méditerranéenne, elle peut être en ce sens l’endroit idéal pour les récits les plus contemporains et les plus hybrides. Mais la Corse des "Sleepwalkers" n’est pas celle qui a été jusqu’à présent la plus représentée. Il faut imaginer que le film se tournera dans des lieux éloignés de tout pittoresque et tels qu’ils sont. C’est-à-dire dans les rues, les cafés, les gares, à l’hôpital… Partout où les gens vivent, travaillent, errent, souffrent ou rêvent. Je veux voir et montrer les visages et les gestes, filmer la lumière propre à cette époque et ce temps troublé. Le film, sous la forme d’une chronique, suit donc le parcours de quelques personnages, aux alentours du 15 Août dans la Corse d’aujourd’hui. Deux lieux principaux abritent l’action : Le CHU de la Miséricorde à Ajaccio et un hôtel près d’un fleuve au beau milieu de la forêt du côté de Vénaco, au centre de l’île. Les personnages principaux en sont Pascal, jeune brancardier introverti et secret et, comme une sorte d’alter ego ou de double en négatif, Mustapha, travailleur clandestin chargé de l’entretien de l’hôtel. Pascal est Corse et Mustapha Marocain ; ils sont eux enfants de Méditerranée… À ces deux personnages, évoluant dans ces deux territoires, correspondent deux parties bien distinctes et deux types de récit. En passant de la première à la deuxième partie, le centre du récit va se déplacer d’un personnage à l’autre : de Pascal à Mustapha. L’enjeu narratif n’est pas, ou pas seulement, à la manière d’un puzzle, l’assemblage, mais bien plutôt, par l’association des scènes et des thèmes, l’écho, la mise en résonance. Ces deux parties pourront se lire alors comme deux versions d’une même histoire. Et si le récit prend parfois cet aspect de collage, cela correspond à une forte volonté de rendre compte de "l’épaisseur multiple du réel", qu’un seul et même point de vue aurait peut être eu tendance à réduire ou aplanir.

Enfin, cela serait formidable si fiction et réalité finissaient par se croiser et se compléter.


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